En mars 2008 l’ARAG a installé un appareil qui capte en permanence
les émissions du transpondeur de tout avion qui fait un atterrissage
ou un décollage à l’aéroport de Genève-Cointrin,
ou qui le survole. L’ordinateur auquel est relié cet appareil peut
ainsi stocker ces transmissions sur son disque dur.
Les transpondeurs des avions de ligne moderne envoient en permanence un message
dans lequel sont incluses la position, la vitesse, la direction de vol et l’altitude.
Chaque heure, un fichier contenant toutes les transmissions de ces avions modernes
est envoyé à DFLD, en Allemagne. Cette organisation reçoit
déjà tous les résultats de nos stations de bruit installés
à différents endroits autour de l’aéroport.
Grâce aux logiciels très performants créés par le
DFLD, il est possible de reconstruire les trajectoires des avions, de les corréler
avec les pointes de bruit des différentes stations et de les montrer
sur le site web
EANS.de
Ces trajectoires peuvent ensuite être visualisées, en trois dimensions,
via le logiciel GoogleEarth : on peut même suivre la trajectoire comme
si on se trouve dans le cockpit. Nous vous invitons à essayer une visualisation
via leur site Web:
http://www.dfld.de/Link.php?E=D&URL=Mess/ShowTrack.php?Lan=F!E=D!RegNr=602!StatNr=0!Zeit=00:00:00!Davor=0!Danach=86400!Typ=3!NC=0!DR=1!SR=1
Après avoir étudié un bon nombre de trajectoires depuis
l’installation, nous avons beaucoup appris ! Nous avons également
enregistré quelques trajectoires qui mériteraient une explication
le la part de l’aéroport ou Skyguide. À ce jour, la réponse
de l'aéroport est que les données envoyées par les transpondeurs
ne sont pas exactes et ne sont pas faites pour reconstruire les trajectoires
réelles et ne représente pas la réalité.
Une chose qui est certaine, c’est que les transpondeurs de certains avions
sont mal calibrés, indiquant une position (latitude, longitude) systématiquement
éloignée de la position réelle. Ainsi, nous avons pu constater
qu’un avion d’Air France, selon son transpondeur, a atterri dans
le pays de Gex (un vol interne à la France !). Pour corriger ce défaut,
le DFLD corrige systématiquement les valeurs pour que l’atterrissage
ou le décollage se fasse sur la piste. Évidemment, le fait que
la piste soit très longue (3900 mètres) ne facilite pas la correction.
Au cas où le transpondeur serait correctement calibré (ce qui
est le cas pour beaucoup des compagnies d’aviation), on peut demander
de voir les trajectoires non corrigées. Notre expérience est que,
quand un transpondeur est correctement calibré, les positions sont assez
précises pour traquer un avion dès le moment ou il quitte l'aire
de stationnement. Comme preuve, le départ
du vol Swiss SWU2801 à 6h le 5 juin 2008 vu par Google Earth (les
habitants de Satigny et Chouilly pourraient confirmer cette trajectoire!).
Pour voir des informations sur la reconstruction de quelques trajectoires qui
ne semblent pas tout à fait "normale", cliquez ICI.