En réponse à une demande de Monsieur Robert Deillon

Le 3 décembre 2010, j'ai reçu CETTE LETTRE du directeur de l'aéroport. A la fin de la lettre, il m’a demandé de publier sa lettre sur notre site Web.

Il est évident que, pour permettre à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de bien comprendre cette affaire, je dois en même temps mettre des liens à tous les documents qui sont nécessaires pour comprendre le contenu de sa lettre, ce que je fais maintenant.

Tout a commencé quand j’ai pu remplacer le représentant de l’ARAG, Monsieur Piotton, à la séance de la Commission Consultative pour la lutte contre les nuisances dues au trafic aérien (CCLNTA) du 21 juin 2010. Les MEMBRES DE CETTE COMMISSION sont nommés par le Conseil d’État genevois, et la CCLNTA se réunit quatre fois par an.

L’ORDRE DU JOUR pour cette réunion me semblait très intéressant, en particulier une présentation sur les causes de retard des mouvements à l’aéroport de Genève. L’ARAG disposait déjà des statistiques alarmantes sur ne nombre de vols revenus à Genève très en retard ce printemps 2010.

A la réunion j’ai souvent pris la parole, principalement pour informer les membres de la CCLNTA de l’augmentation significative au début juin des vols très tardifs. J’ai clairement dit qu’on risquait de subir un été d’enfer, ce qui fut ensuite confirmé par de nombreux articles sur la mauvaise performance de la compagnie easyJet Suisse en été 2010. J’ai également exprimé ma grande déception de constater que LA PRÉSENTATION sur les causes de retard ne faisait que citer toutes les causes théoriques : j’aurais voulu discuter les causes réelles, malgré l’absence du directeur d’easyJet Suisse (nommé sut la CCLNTA comme pilote professionnel, pas comme un représentant d’easyJet ). Enfin, J’ai formellement demandé au directeur de l’aéroport de fournir aux membres de la CCLNTA une copie de son rapport à l’OFAC pour le mois de juin, qui devait contenir ses raisons pour avoir accordé des dérogations pour les atterrissages après 0h30.

Quelques semaines plus tard, via Monsieur Piotton, j’ai pu lire le PROCÈS-VERBAL provisoire de cette séance. J’ai immédiatement constaté que le secrétaire de la CCLNTA, Monsieur Helfer, n’a mentionné aucune de mes interventions. Tout en acceptant qu’on ne puisse guère citer toutes les interventions, je n’ai pas pu accepter ce que je considérais comme presque la censure. J’ai donc envoyé UN COURRIEL à la CCLNTA, courriel dans lequel j’ai cité mes remarques les plus importantes. Ce courriel fut ajouté au PROCÈS-VERBAL de la 72e séance de la CCLNTA, du 20 septembre 2010, que je n’ai pu consulter qu’en novembre 2010.

En lisant ce procès-verbal, j’ai immédiatement constaté que Monsieur Deillon n’avait pas réagi à ma demande formelle, exprimée en juin, de fournir aux membres de la CCLNTA une copie de son explication (à l’OFAC) pour les dérogations accordées en juin. En conséquence, j’ai envoyé directement à Monsieur Deillon, avec copies aux autres membres de la CCLNTA, UN COURRIEL contenant une répétition de cette demande formelle. J’ai terminé avec la suggestion (humoristique) que certains membres de la CCLNTA qui semblaient s’excuser très (trop ?), pourraient trouver un peu plus de motivation par la qualité du repas qui est toujours offert par l’aéroport après la dernière séance de chaque année. C’est cette blague qui semble avoir été la mouche qui a piqué quelques membres !

Dans ma défense, je peux dire que derrière mon humour il y a toujours un élément de vérité. En scrutant LA LISTE DES PRÉSENCES pour les années récentes, on peut constater que le taux des présences pour la séance qui est suivie par un repas est toujours plus élevé que la moyenne. On peut aussi constater que ce sont le plus souvent les hommes politiques (il n'y a pas de femmes sur la CCLNTA !) qui se sont régulièrement excusés. Le membre censé représenter la région de Versoix a eu le courage d’accepter sa situation et de donner sa démission. Malheureusement, celui qui devrait représenter la France voisine ne l’a pas suivi, ce qui veut dire que nos amis français ne sont que rarement représentés aux séances. Selon mes observations, leur demande d’avoir un deuxième représentant au sein de la commission à été refuse par le Conseiller d’État genevois, Monsieur François Longchamp.

Pour conclure ce récital, je vous invite de lire ce DERNIER COURRIEL, envoyé aux membres de la CCLNTA.