J. M. Gerard

13 ch. Petit-Montfleury

1290 Versoix

 

                                                                       

Versoix, le 13 janvier 2011

 

                                                                                          M. Robert Deillon

Directeur

Aéroport International de Genève

Case postale 100

1215 Genève 15

 

 

Monsieur Deillon,

 

Je me réfère à votre lettre du 3 décembre, en réponse à mon courriel du 28 novembre 2010, qui a retenu toute mon attention.

 

Je regrette que mon idée d’imiter easyJet en essayant d’ajouter un peu d’humour à un sujet sérieux n’ait pas trouvé grâce auprès les membres de la CCLNTA. Même si, depuis quelques années, le taux d’absences pour la dernière réunion de chaque année est inférieur à la moyenne, et qu’une minorité des membres (mais une majorité de ceux qui représentent des communes autour de l’aéroport) ont une moyenne d’absences d’entre 30% et 60%,   je n’ai jamais eu l’intention de suggérer que les membres pourraient décider de participer en fonction de la qualité d’un repas offert par l’aéroport. Je présente mes excuses à ceux qui l’auraient ainsi mal compris.

 

A mon avis, les représentants des différentes régions autour de l’aéroport, y compris  en France voisine, doivent être présents ou représentés à presque chaque réunion. A ce propos, la présence rarissime de la personne nommée comme représentant de la population en France voisine est très regrettable, comme l’est également la décision de Monsieur François Longchamp de refuser à nos amis français un deuxième représentant dans la Commission.

 

J’en viens maintenant à  ce que vous appelez ma manière d’interpeller la commission. Je pose des questions précises à la direction de l’aéroport, dans l’espoir de recevoir des réponses précises, qui pourraient permettre aux autres membres de mieux informer les entités qu’ils représentent. Malheureusement, je constate depuis très longtemps que les réponses, quand il y en a, n’incluent pas souvent les précisions demandées.  Si les questions vous gênent ou vous importunent, dites-le-nous clairement. Dans ce cas, nous demanderions naturellement à quoi sert la CCLTNA, sauf à servir d’alibi.

 

Dans votre lettre vous citez un courrier de l’OFAC du 5 juin 2009, adressé au président de l’ARAG.  Le contenu de ce courrier n’est en aucune manière une réponse à la demande formelle que j’ai exprimée plus tard, à la réunion de la CCLNTA, le 21 juin 2010. Permettez-moi donc de vous réitérer ici cette déjà renouvelée dans mon courriel du 19 septembre. Je vous demandais  de fournir aux membres de la CCLNTA une copie de votre rapport pour le mois de juin. Ce rapport, envoyé à l’OFAC, doit avoir donné les raisons exactes pour justifier les quatre dérogations accordées par vos services en juin 2010. Rappelons que, pendant cette réunion, je vous ai averti que, selon les données déjà disponibles sur les vols de nuit à Genève en juin, l’été risquait d’être catastrophique pour les riverains et pour la compagnie d’aviation easyJet Suisse. Je n’ai jamais compris pourquoi le secrétaire a  « oublié » mes remarques, ni pourquoi vous avez gardé le silence  pendant tout l’été, mais l’histoire montre que j’avais parfaitement raison.

 

l’ARAG vous a souvent demandé de connaître les raisons invoquées par l’AIG pour accorder des dérogations, lorsque les circonstances, vérifiables, ne laissent entrevoir aucune exception.. Vous vous êtes borné à nous confirmer que  l’OFAC avait accepté vos raisons, sans aucune explication. Nous vous demandons en outre de nous indiquer, sans détour, pourquoi vous refusez d’informer correctement les membres de la Commission sur les justifications invoquées. Formellement, nous demandons à l’AIG de nous fournir une copie de ce rapport à l’OFAC en application des règles de la LIPAD. Si vous refusez, vous voudrez bien le faire par écrit en indiquant vos motifs. En effet, tant les membres de la Commission que les entités qu’ils représentent ont un intérêt évident à des informations portant sur l’une des atteintes les plus importantes et les plus dérangeantes sur l’environnement.

 

Pour terminer, j’accepte avec plaisir votre invitation à publier votre lettre sur le site de l’ARAG. Je le ferai accompagné des autres documents annexes, y compris les explications ici demandées.

 

Acceptez, Monsieur Deillon, l’expression de mes sentiments distingués.

 

                                                                                                                                

                                                                                                                        __________________              ____      

                                                                                                                                 J. M. Gerard

cc  Comité de l’ARAG, CCLNTA